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    Mali : la mort éventuelle d'Abou Zeid ne signifie pas la fin de la guerre:

    Aqmi est constituée de nombreuses katibates. Si la mort d'Abdelhamid Abou Zeid est confirmée, elle n'annoncera pas pour autant la fin de l'organisation. Analyse.

    Il serait naïf de croire que la mort d'Abou Zeid, si elle était confirmée, marquerait la fin d'Aqmi au nord du Mali, et encore moins celle d'al-Qaida au Maghreb islamique. Pas plus que la mort d'Oussama Ben Laden n'a été la fin d'al-Qaida, même si elle a porté un rude coup à l'organisation basée en Afghanistan. Pour être le plus connu des combattants d'Aqmi dans le nord du Mali, Abou Zeid n'en était pourtant pas le chef. Aqmi compte d'autres groupes armés que la katibate (compagnie, NDLR) d'Abou Zeid, et au nord du Mali, les militaires français et africains affrontent aussi les hommes du Mujao (des Arabes et des Africains) et les Touareg d'Ansar Dine.

    L'émir d'al-Qaida au Maghreb islamique, Abdelkader Droukdel, se cache dans un maquis de Kabylie. C'est de là qu'il dirige Aqmi au nord du Mali, et c'est lui qui va nommer un successeur à Abou Zeid. Certains spécialistes parlent de Mokhtar Belmokhtar. Celui-ci, mi-combattant islamiste mi-trafiquant, a rompu avec Aqmi l'été dernier pour mésentente avec Abou Zeid. Il n'en est pas moins le chef historique d'Aqmi dans la région. En outre, tous, Abou Zeid comme Belmokhtar, doivent compter avec le coordinateur nommé par Droukdel pour transmettre ses ordres aux différents chefs de guerre qui se veulent indépendants, mais se reconnaissent dans Aqmi pour se trouver un label.


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